13 septembre 2018

# 16 J'ai vu... The Shootist (1976-Don Siegel)


The shootist, dernière apparition programmé de John Wayne sur les écrans de cinéma, est un tombeau monumental, flamboyant, tourné avec la sécheresse et la cruauté qui caractérise le cinéma hollywoodien des années 70. On pensait avoir tout vu en matière de crépusculaire: c'était sans compter sur ce chapitre le plus essentiel du genre western, seul genre dont la naissance coïncide avec celle du cinéma américain. De là à dire que le cinéma hollywoodien tout entier meurt avec lui, il n'y a qu'un pas, un pas de géant que le film franchit allègrement. 
Si The shootist est un tombeau immense, bien enfoui, avec les visages familiers de Ford, Hawks et Lang gravé tout autour, on réalise, à sa toute fin, que ce qu'il nous en reste, en dehors de tous les signes qui indiques clairement ici le chef  d'oeuvre, voir l'oeuvre définitive, ce qu'il nous reste, donc, c'est une petit croix bariolée, bricolé avec deux bouts de bois en un brin de ficelle pour nous indiquer qu'ici, à cet endroit précis et en toute modestie, repose une certaine idée de l'Amérique, et avec elle, du Cinéma. 


Date de sortie 10 août 1977 (1h 40min)

SYNOPSIS ET DÉTAILS

Les derniers jours d'un célèbre tireur, légende de l'Ouest, qui vient d'apprendre qu'il va mourir d'un cancer.

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